jeudi 27 juin 2013

J’ai appris


J’ai appris à ne pas m’énerver, quand je me retrouvais en plein embouteillage sur les périphériques de ma ville.
J’ai appris à ne pas paniquer, quand je parcourais les rues d’Alger vide.
J’ai appris à marchandais avec la patience quand l’incompréhension devient une monnaie courante.
J’ai appris  à  renforcer mon espoir, à consolider mes ambitions dans mon pays lisiblement paisible.

 
Et j’ai appris aussi,  non pas à aimer mon travail, car lui-même est une exclamation d’Amour, mais plutôt à avoir du temps pour apprécier  mon rôle qui n’est que ce plaisir ahurissant d’être au service de la culture de mon pays.
Littérature, Musique, spectacles, chorégraphie, théâtre, cinéma, arts plastique, festival, rencontres, colloques, séminaires, hommages, journées et  semaines culturelles, Quel beau monde !
Nous  prenons à cœur l’épanouissement de tous les arts qui font partie de notre identité. Je dis bien identité alors « Ne touchez pas à mon pays pour souiller les volontés qui magnifient mon Algérie !! »
J’ai appris, que la culture est une arme redoutable, et qui ne sera jamais un gadget entre les mains invisibles, ennemies  de ma nation, financées par des  producteurs fantômes et leurs sponsors fantoches qui croient qu’avec un scénario barbon, réaliseront avec aisance le  coup de manivelle, de l’avant première d’un numéro de la série intitulée « Il était une fois en l’Algérie ! ».
 
 
J’ai appris, que nous nous ne sommes pas un  public crédule et  un peuple stupide, pour accorder à cet épisode un  triomphe acclamé  sur toutes les chaines notamment Al Jazzera, notre « Ennemi intime ».
Heureusement, on connait le son du clap,  on a appris à faire la différence entre la réalité et  le  chimérique de  « Apocalypse now» et on a toujours applaudi l’annonce du coupé roulé !!!!
 
 
Par ailleurs, j’ai appris à comprendre le sens de chaque mot de nos dialogues. Et avec exactitude, Je leurs dis aujourd’hui, j’en veux pas de leur script, ni de leurs répliques qu’ils distribuent comme un clip usé. J’en suis engorgée, mais, j’apprends toujours le sous texte de « Rachida ».
Ceci étant dit, j’ai appris, plutôt nous avons appris des « chroniques des années de braises » pour signifier qu’on refuse d’être leurs acteurs dans leur pièce de théâtre. On refuse d’être des portraits dénudés sur leurs toiles. On refuse d’être des marionnettes dans leurs studios live. On refuse d’être des interprètes dans leur opérette. Nous ne serons jamais des auteurs ou poètes de leur « Iliade ».
Qu’ils Sachent, nous refusons catégoriquement d’être les  compositeurs de  leur 7ème symphonie, qu’ils ont intitulé « Printemps arabe ! »
 
                                              Nadjet Taibouni
 


Avec douleur


mercredi 26 juin 2013

Mon Algérie!

Ma Terre, ma liberté de créer!

LE FORMULAIRE

Nom et prénom : citoyenne du monde
Date de naissance : le….je me rappelle plus !
Lieu de naissance : un paradis sur terre
Adresse : je ne suis pas SDF dans mon pays
Profession : le cerveau travaille sans arrêt
Nationalité : puis-je avoir plus de précision ?
Nationalité : laquelle ?
Nationalité : d’origine ?
Nationalité : actuelle ?
Nationalité : du sang ? du lieu de naissance ? ou plutôt …… ?
Votre nationalité : ah ma nationalité !
ma nationalité …..,
Ma nationalité n’est pas un passeport qui se renouvelle chaque 05 ans.
Ma nationalité, n’est pas une carte d’identité qui s’expire chaque 10 ans.
Ma nationalité n’est pas un cachet administratif ou un papier officiel établi par les autorités.
Ma nationalité n’est pas une filiation que je transmettrai à mes enfants.
Ma nationalité n’est pas une médaille qu’on offre dans de grandes réceptions.
Ma nationalité ne pourrait jamais être une loi imposé par le législateur.
Ma nationalité ne porte pas uniquement, un drapeau et un hymne national.
Ma nationalité c’est mon unique capital sans intérêt financier.
Ma nationalité c’est :
Ce sentiment de fierté devant la puissance de mon pays.
Ce sentiment de jalousie devant le progrès des autres nations.
Ce sentiment de douleur face à la misère de mon peuple.
C’est aussi un sentiment d’amertume devant la régression de la mentalité de mes Frères.
C’est encore un sentiment de culpabilité face aux malheurs de ma nation.
C’est surtout un sentiment de rage face à mon incapacité de productivité sur ma terre fertile.
Ma nationalité est un sang rebelle devant les ennemis de mon identité.
Ma nationalité est l’odeur du jasmin qui renforce mon espoir de prospérité.
Ma nationalité est une racine implantée dans mes germes.
Ma nationalité est une redevance éternelle envers ma patrie.
Ma nationalité n’est pas ALGERIENNE
Mais l’ALGERIE est ma Nationalité.
                                                  Nadjet Taibouni
 

Rêver

Rêver, c'est oublier la réalité
en se donnant un moment de liberté.
Rêver c'est dire non à l'impossible
mais aussi atteindre ce qui est inaccessible
 
 
Rêver c'est s'inventer des roses
quand dans la vie il n'y a pas grand-chose.
Rêver c'est se promener dans son jardin secret
aussi sereinement qu'un roitelet.
 
Rêver c'est se créer un monde à soi
illuminé par un soleil de joie.
Rêver c'est toucher la beauté
mais aussi émouvoir sa sensibilité
 
Rêver c'est broder un poème
avec la soie d'un je t'aime
sur le ciel de son cœur
pour le donner à toutes les douleurs.
 
Rêver c'est savoir se mentir
et transfigurer la souffrance en plaisir.
Rêver c'est pénétrer dans un autre univers
où l'on ne voit ni la tristesse ni l'enfer.
 
Nadjet Taibouni

mercredi 6 février 2013

Théâtre, Présentation de la pièce El Djamilate au TNA : Combat et sacrifices de militantes

Théâtre, Présentation de la pièce El Djamilate au TNA : Combat et sacrifices de militantes

Le metteur en scène Sakia Mekkiou Alias « Sonia » : “J’ai été attirée par la poésie et l’engagement du texte”


La pièce théâtrale El Djamilate a été présentée dans la soirée du samedi au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi, dans le cadre du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, en présence de la ministre de la Culture Mme Khalida Toumi, de plusieurs moudjahidate qui ont servi la cause de leur patrie, mais aussi du public qui tenait à leur rendre hommage.
Cette production du théâtre régional Azzedine-Medjoubi d’Annaba et dont la pièce, mise en scène par Sakina Mekkiou, connue beaucoup plus sous son nom d’artiste Sonia, sur un texte de Nadjet Taybouni, se veut un hommage à toutes les femmes ayant combattu contre l’occupation coloniale.
Pendant près de 75 minutes, le public a eu l’occasion de découvrir l’esprit nationaliste et combatif de Djamila Bouhired, de Fadéla Saâdane et de Hassiba Ben Bouali, pour ne citer que celles-là, qui ont consacré toute leur vie à la défense de la cause nationale et à la libération du pays du joug colonial. L’engagement corps et âme de ces militantes se lit dans ce texte écrit par Nadjet Taybouni et, est rendu palpable par la bonne performance des cinq comédiennes, en l’occurrence, Lynda Salam, Laârini Lydia, Houari Radja, Mouna Ben Soltan et Hanifi Amel. La pièce a suscité l’admiration d’un public, qui a exprimé par des applaudissements chaleureux sa satisfaction à chaque partie du spectacle. Il était visiblement séduit par la dimension et la qualité de sa thématique, comme le témoigne Mohamed. «Je suis un grand amateur de théâtre. J’éprouve un réel plaisir à venir assister à chaque fois une pièce, mais aujourd’hui je suis vraiment ébloui par la qualité du texte qui est bien confectionné ainsi que le jeu des artistes qui ont donné un plus à cette pièce théâtrale. Je leur dis bravo et bonne continuation».
La cause algérienne contre le colonialisme n’était pas un combat individuel mais la cause de tout un peuple, homme et femme, grands et petits. La gent féminine a bien su montrer son amour, son attachement, ses origines en défendant de façon implacable son pays. Celles qui ont connu la souffrance, la torture, la prison, la mort… et même le viol ont montré avec acharnement pendant la lutte de libération un courage exemplaire tout en sachant faire valoir leur droit de femme. Pour cela cette pièce se veut un hommage à toutes ces militantes de la cause nationale, ces Algériennes qui ont bataillé contre le colonialisme français sous toutes ses formes Les cinq comédiennes ont réussi vraiment à traduire cette souffrance et ce rôle important qu’a eu la femme algérienne durant la guerre de libération, par leur prestation sur scène, à ressusciter la mémoire en mettant en exergue tous les sacrifices et toutes les souffrances des Algériennes.
Tout au long de cette pièce, l’assistance bien concentrée et transportée dans la période de la lutte de Libération nationale, a découvert l’esprit nationaliste et combatif de Djamila Bouhired, Fadéla Saâdane et de Hassiba Ben Bouali… et bien d’autres rassemblées toutes, sous le prénom de «Djamila» qui ont consacré toute leur vie à la défense de la cause nationale comme le témoigne une vieille spectatrice qui n’a pas pu retenir ses larmes «La pièce est un hommage mérité et appuyé à celles qui se sont sacrifiées cœur et âme pour permettre aujourd’hui au pays d’être libre et indépendant.
Pour permettre à cette génération de vivre en toute liberté alors il est de son devoir de préserver cette liberté et de travailler pour rendre un peu de mérite à ces femmes qui se sont sacrifiées». D’autres spectatrices ont salué, pour leur part, cette œuvre théâtrale qui vient renforcer les témoignages sur la contribution des Algériennes à la lutte de Libération nationale et sur les sacrifices endurés pour que l’Algérie vive libre et indépendante, par des youyous et des chants patriotiques, à leur tête la ministre de la culture qui se sont données à cœur joie de chanter Min djibalina.
Les faits relatés dans cette pièce remontent à 1961 lorsque, dans une des cellules de la prison de Serkadji (Alger), se rencontrent cinq moudjahidate, toutes condamnées à mort, mais bravant courageusement cette sentence en rêvant de liberté et d’indépendance pour leur pays. Chacune d’entre elles essayait de raconter le motif de son emprisonnement qui était le même ou presque pour toutes : le dépôt d’une bombe, la distribution de tracts… Après l’indépendance, le rêve de ces femmes était trop simple, seul un sourire était suffisant. Bravo les artistes…
Kafia Ait Allouache


“Hommage aux femmes algériennes”
“Les femmes algériennes et les jeunes de cette génération son bien conscients des sacrifices du peuple algérien surtout la gente féminine, mais aussi le prix que nous avons payé pour avoir notre indépendance.
Ils nous ont montrés aujourd’hui que leur prise de conscience peut aller jusqu'à eux aussi tout en montrant qu’elles sont prêtes au sacrifice pour préserver notre liberté et notre souveraineté. Je suis très fière et heureuse de cette jeune génération de comédiennes et artistes qui montrent bien que l’avenir de l’Algérie est rassurant. Je suis très fière des femmes algériennes et des jeunes surtout. Celle qui a écrit le texte Nadjet Taybouni est une jeune femme, Sonia qui est bien connue et aussi de la génération de l’indépendance. Je suis très fière d’elles, je suis fière qu’il y’ait une jeune génération de femmes comédiennes et femmes de théâtre qui disent leur reconnaissance à celles qui ont tout donner pour que nous soyons libres aujourd’hui.
Elles sont un message très fort parce qu’elles sont conscientes de ce qu’il faut faire pour préserver ce trésor le plus précieux, la patrie. Elles sont conscientes de ce qu’il faut faire pour le préserver et le maintenir pour les futures générations. Vive les femmes algériennes !


Le metteur en scène Sakia Mekkiou Alias « Sonia »
“J’ai été attirée par la poésie et l’engagement du texte”
Le texte de la pièce El Djamilate, relatant la souffrance et le combat des moudjahidate durant la guerre de Libération nationale a fait que l’on voulait rendre hommage à toutes les Algériennes qui ont combattu contre l’occupation coloniale, à chaque femme ayant consacré sa vie pour la libération de l’Algérie dans tous les coins de ce pays. Les comédiennes Lynda Salem, Lydia Laarini, Raja Houari, Mouna Ben soultane et Amel Hanifi interpréteront les rôles des moudjahidine détenues à la prison Serkadji (ex-Barberousse) durant la période coloniale. Je les ai choisie par ce que personnellement dans ma démarche j’opte pour le travail de formation. Quant on trouve des jeunes filles qui aiment le théâtre, même si elles n’en ont jamais fait et qu’elles ont du talent et le désir je pense qu’il faut les aider et les encourager pour percer. J’ai réalisé ce travail parce que j’ai été attiré par la poésie et l’engagement qu’il y a dans ce texte.
Propos recueillis par K. A. A.



http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/37768

El Djamilate au TNA : Un vibrant hommage aux Moudjahidates !


Dans le cadre des célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie et en présence de la ministre de la culture Khalida TOUMI, une présentation de la pièce théâtrale « El Djamilate » a eu lieu samedi 3 Fevrier 2013, au Théâtre National Algérien. Présentée par la troupe du théâtre régional d’Annaba , « El Djamilate » rend hommage aux moudjahidates de la guerre de libération Algérienne.
Journaliste : Meriem ADJAL
Caméraman : Billal LOUKKAL
Montage : Billal LOUKKAL / Meriem ADJAL

http://www.dzairwebtv.com/El-Djamilate-au-TNA-Un-vibrant-hommage-aux-Moudjahidates-_v2849.html#last_comment

jeudi 24 janvier 2013

Programmation de la pièèce de Théâtre Al Djamilate

Le 02.02.2013 à 18h30, au Théâtre National d'Alger,j'ai l'honneur de vous inviter à la représentation théâtrale "Al Djamilate" de Nadjet Taibouni et mise en scène Sonia, Scénographie Habbel Boukhari et chorégraphie Kara Toufik.
"Al Djamilate" une pièce qui rend hommage:
- A nos mères, Al Djamilate -les "Pures" dans leur combat, leurs convictions, et dans leur amour pour l'Algérie- à nos Héroïnes qui ont sacrifié leur Vie pour l'indépendance de notre pays.
- A toutes les Moudjahidates (militantes connues ou inconnues, torturées, condamnées) de mon pays qui ont lutté pour que nous vivions aujourd'hui libre, digne et fière de leur sacrifice.
 
 
 
Les faits que ressuscitent "El Djamilate", remontent à la fin de l'année 1961 lorsque dans une des cellules de la prison de Serkadji (Alger), se rencontrent cinq moudjahidate, toutes condamnées mais qui rêvent de liberté et d'indépendance pour leur pays.
Cette production qui a été réalisée à l'occasion de la célébration du cinquantenaire par le théâtre régional "Azzedine Medjoubi" Annaba et dont la générale à eu lieu le 20.12.2012 à Annaba.

Je compte sur votre présence, votre soutien est important!


Nadjet


Générale de la pièce théâtrale Al Djamilate à Annaba : Le beau rêve de la liberté




La générale d’une pièce de théâtre intitulée Al Djamilate, a été présentée jeudi à Annaba, suscitant l’admiration d’un nombreux public, séduit par la dimension et à la qualité de sa thématique, a-t-on constaté. Production du théâtre régional Azzedine-Medjoubi d’Annaba, la pièce, mise, en scène par Mme Sakina Mekkiou, plus connue sous son nom d’artiste Sonia, sur un texte de Nadjet Taibouni, est un hommage à toutes les Algériennes qui ont combattu contre l’occupation coloniale. Les comédiennes Lynda Salem, Lydia Laârini, Raja Houari, Mouna Bensoltane et Amel Hanifi ont réussi, par leur prestation sur, scène, à ressusciter la mémoire en mettant en exergue tous les sacrifices et toutes les souffrances des Algériennes, conduisant à une vive émotion du public. Tout au long de cette pièce de 75 minutes, l’assistance, transportée dans la période de la lutte de Libération nationale, a découvert l’esprit nationaliste et combatif des Djamilate, Hassibate, Bayate,Lousete, Zohrate, Merioumete, Zahiyete, Djouhrete, Aichete, Fatmet, et la liste est longue de celles qui ont consacré toute leur vie à la défense de la cause nationale et à la libération du pays du joug colonial. « La pièce Al Djamilate est un hommage mérité et appuyé à nos aînées qui se sont sacrifiées pour permettre aujourd’hui au pays d’être libre et indépendant », a souligné une spectatrice au sortir du théâtre régional. D’autres spectatrices ont salué, pour leur part, cette œuvre théâtrale qui vient renforcer les témoignages sur la contribution des Algériennes à la lutte de Libération nationale et sur les sacrifices qu’elle a enduré pour que l’Algérie vive libre et indépendante. Les faits que reprend cette pièce remontent à 1961 lorsque, dans une des cellules de la prison de Serkadji (Alger), se rencontrent cinq Moudjahidate, toutes condamnées soit à mort ou à vie, mais bravant courageusement cette sentence en rêvant de liberté et d’indépendance pour leur pays. Al Djamilate qui fera l’objet d’une tournée à travers 25 wilayas du pays, a été produite à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance nationale.

http://www.elmoudjahid.com/fr/

samedi 19 mai 2012

Les anges ont cueilli Warda

Lorsqu’elle chantait, les mélomanes étaient aux anges. À présent, ce sont les anges mélomanes qui doivent être ravis de sa présence parmi eux.



Warda al-Jazairia , l’un des derniers monstres sacrés du panthéon musical arabe est parti sur la pointe des pieds. Des millions de fans pleurent la «Rose d’Algérie» et l’accompagnent aujourd’hui à sa dernière demeure.
Après une enfance parisienne (elle est née à Puteaux, Paris, en juillet 1940, d’un père algérien, Mohammad Ftouki, et d’une mère libanaise de la famille Yammout), elle a eu trois terres d’accueil et d’amour : le Liban, l’Égypte et l’Algérie. Le public libanais l’a connue élégante comme une Parisienne, chaleureuse comme une Beyrouthine, drôle comme une Cairote et bosseuse comme une Algérienne. Mais à chacune de ses visites à Beyrouth, invitée notamment par le Festival de Baalbeck (en 2005 et en 2008), elle aimait réitérer son amour pour sa seconde patrie, le Liban, où elle a tenu l’un de ses derniers concerts en septembre 2011.


Une rose de l’espèce des «cœurbivores», elle a souvent été comparée à la géante Oum Kalsoum. Mais la discrète réfutait toute ressemblance, aussi honorifique soit-elle, et revendiquait son droit à « être moi-même, tout simplement ».


Elle apparaissait, sur scène ou devant les journalistes, la main sur le cœur (ce cœur si gros qu’il l’a lâchée, finalement) prés duquel elle avait suspendu, en médaillon, une prière «Macha’Allah» et un œil pour conjurer le mauvais sort. Car la vie n’a pas été très tendre avec la diva du monde arabe. Côté santé, d’abord, avec deux grosses opérations au cœur et au foie l’ayant éloignée un certain temps de la scène. Mais aussi sur le plan de la vie privée qui «clashait» parfois avec les exigences d’une carrière internationale. Une carrière qu’elle a entamée très tôt, à l’âge de onze ans, lorsqu’elle a commencé à chanter au Tam-tam, un établissement du Quartier latin appartenant à son père. Elle s’est fait alors connaître pour ses chansons patriotiques algériennes. C’est d’ailleurs suite à ces chansons qu’elle s’est trouvée obligée de quitter la France pour Beyrouth en 1958. Avec sa voix chaude et vibrante, sans oublier son engagement pour la cause algérienne, elle commence à se faire un prénom. Deux rencontres vont lui ouvrir, dès 1959, les portes du Caire. La première aura lieu au Tanios, le fameux «casino» de Aley. Deux soirs d’affilée, un visiteur de marque vient l’écouter. Flairant le talent de la jeune femme, le compositeur Mohammad Abdel Wahab la prend sous son aile et l’initie au chant classique. Il met en musique pour elle une «qassida » du «prince des poètes», Ahmad Chawqi, Bi-omri kullo habbetak. Premiers succès. Helmi Rafla, célèbre réalisateur de comédies musicales, vient en personne lui faire signer un contrat. Elle tournera sous sa direction Amirat al-Arab et al-Maz, qui font d’elle la coqueluche des Cairotes. Puis c’est au tour du compositeur exclusif d’Oum Kalsoum, Riad al-Sombati, de lui ciseler le bijou La’bat el-ayyam. Vers la fin des années 50, elle chantera devant Nasser, qui la reçoit en tant qu’ambassadrice de la cause algérienne. En 1962, elle décide de rejoindre la patrie qu’elle n’a jamais vue et interrompt sa carrière artistique.

jeudi 17 mai 2012

La diva de la chanson Arabe "Warda El Djazairia"

Warda El-Djazaïria laisse un héritage musical exceptionnel


Avec plus de 300 chansons à son actif, dont les inoubliables Dendana, Fi Youm ou leila, Batwannes bik, Harramt ahibbak, Essaidoune, Wahas, Andah alik ou encore Awqati btehlaw, Warda avait conquis le cœur de millions d’admirateurs, dépassant les frontières et les barrières en tous genres. Warda El-Djazaïria avait inspiré plusieurs artistes à travers le monde, comme la chanteuse américaine Aaliyah, qui avait repris la mélodie de Batwaness Bik pour son titre Don't know what to tell you, ou encore le réalisateur français Jean Becker qui avait intégré Haramt Ahebbak dans son film Elisa, avec Vanessa Paradis. Son parcours artistique fut grandiose. Au pays des pyramides où elle s’est installée dans les années 1970, elle connaît un grand succès en travaillant avec les plus grands compositeurs arabes comme Mohamed Abdel Wahab, Ryadh Soumbati, Hilmi Bakr ou Sayed Mekawi, et participe dans plusieurs films égyptiens en tant qu’actrice. Mais Warda El-Djazaïria n’est jamais loin de la polémique. Elle est fréquemment interdite d’antenne et de galas en Egypte, surtout du temps du président Sadate. Elle fait un retour éclatant à la fin des années 1990 avec Nagham el-hawa, le titre d’un album de compilation qui mêle orchestration classique et arrangements modernes. Tout dernièrement, Warda El-Djazaïria a tourné la vidéo de Ma Zal Wakfin, un titre patriotique pour le 50e anniversaire de l’Indépendance, faisant ainsi taire tous ceux qui lui demandaient de prendre sa retraite. Elle apparaît dans la vidéo portant une robe blanche ornée de roses rouges et vertes aux couleurs du drapeau algérien. Véritable icône, la diva du monde arabe était l’une des rares chanteuses capables de surmonter les barrières linguistiques et musicales. Elle nous laisse un héritage exceptionnel.
Mohamed Anis

Adieu la diva

Warda el djazaïria est décédée jeudi au Caire
 

Warda El Djazaïria est décédée, jeudi au Caire, à l’âge de 72 ans, victime d’une crise cardiaque, selon plusieurs médias électroniques.
Son corps sera rapatrié à Alger aujourd’hui, selon d’autres sources. La diva algérienne venait de participer à une campagne patriotique de l’opérateur de téléphonie mobile Nedjma avec sa chanson Mazalwaqfine.
De mère libanaise et de père algérien, la grande chanteuse, née en France, a été adoptée par l’Egypte. Forte d’un répertoire de plus de 300 chansons, Warda El Djazaïria a vendu plus de 20 millions d’albums à travers le monde, rappelle le site TSA.
L’enterrement aura lieu demain, samedi, au cimetière El Alia (Alger).

 
Adlène Meddi
Bouteflika veut que la célèbre chanteuse algérienne soit enterrée dans son pays.

La célèbre chanteuse algérienne Warda al-Jazairia est décédée ce soir d'une crise cardiaque au Caire, à l'âge de 73 ans, selon des informations rapportées par la chaîne panarabe al-Arabiya. Le président algérien AbdelAziz Bouteflika a demandé à ce que la chanteuse, née en 1939 d'un père algérien et de mère libanaise, soit enterrée en Algérie. Mais Warda sera enterrée au Caire.

Surnommée la "Rose algérienne", Warda avait comencé sa carrière de chanteuse à Paris dans un établissement appartenant à son père. Elle commence très jeune avec des reprises de chansons des plus grands, les Egyptiens Oum Koulsoum, Mohamed Abdelwahab et Abdelhalim Hafez, avant d'interpréter ses propres chansons sur des airs composés par Sadeq Thuraya, son mentor tunisien.

Connue dans le monde arabe pour ses chansons patriotiques durant la guerre d'Algérie, Warda commence à travailler en Egypte où elle collabore avec des grands de la musique, comme Abdelwahab.
Après l'indépendence de l'Algérie, elle retourne au pays et se marie en 1962.

Dix ans plus tard, elle s'installe en Egypte où elle interprète quelques unes de ses chansons les plus connues et joue dans plusieurs films. Elle atteint l'apogée de sa carrière après sa rencontre avec Baligh Hamdi, compositeur de renommée, qui devient son époux.


Avec plus de 300 chansons, cette diva de la chanson d'amour a vendu plusieurs dizaines de millions d'albums à travers le monde. Une de ses chansons, "El Ghala Yenzad", fait l’éloge de la famille du Prophète, mais aussi de l'ancien leader libyen Mouammar Kadhafi. A cause de cette chanson, la chanteuse algérienne avait été interdite en Égypte durant trois années. Warda avait dû intervenir auprès de Jihane Sadate, la femme du président égyptien à l'époque, afin que ce dernier daigne lever cette interdiction.


Trois mois avant sa mort, elle avait adressée une lettre ouverte aux officiels de la chaîne qatarie al-Jazira, la critiquant pour sa couverture du printemps arabe.

"Vous avez tué des milliers de Libyens et vous continuez de faucher un grand nombre d’innocents en Syrie (…) Vous jurez n’avoir porté aucune arme, et moi je vous réponds que vous avez l’arme de destruction massive la plus puissante : les médias. Si vous faites un mauvais usage des médias, vous tuerez les fils de l'arabisme", aurait-elle écrit selon différents médias qui ont rapporté l'histoire. "Si vos maîtres touchent leur salaire du pétrole, vous touchez les vôtres du sang arabe parce que vous êtes des marionnettes dans leurs mains sales, et plus vous mentez, lancez des fatwas et faites perdre la vie aux gens, plus vous êtes payés !", aurait également écrit Warda en s'adressant à al-Jazira.

samedi 13 novembre 2010

La comédienne Keltoum s’est éteinte

Figure et doyenne du théâtre et du cinéma algériens, Keltoum est décédée ce 11 novembre à Alger. Elle était âgée de 94 ans. Née Aïcha Adjouri, en 1916 à Blida, elle a croisé la route de Mahieddine Bachtarzi qui la recrute pour un petit rôle de danseuse dans une opérette. En 1937, elle donne la réplique à Rachid Ksentini dans Mariage par téléphone et sera à l’affiche de la plupart des spectacles des fameuses "tournées Mahieddine" en Algérie, au Maghreb et en Europe.


Dans le même creuset qui a vu l’émergence de la musique et du théâtre algérien au siècle dernier, les spectacles de cabaret prenaient souvent le relai du théâtre, notamment lorsque l’autorisation de se produire était refusée ou que certains spectacles étaient tout simplement frappés d’interdiction par les autorités de la colonisation. Il est aussi arrivé que les rigueurs de la loi viennent à sanctionner la comédienne. Dans son édition du 21 mars 1950, le quotidien Alger républicain fait état d’une amende de 50 000 francs infligée à Mahieddine par la municipalité, la mise à pied durant un mois infligée à la comédienne Keltoum et l’interdiction de se produire sur la scène de l’Opéra faite au chanteur tunisien Ali Riahi, au motif que la pièce El-Ouadjib et les chants durant la représentation comportaient des passages jugés "séditieux". (Mémoires de M. Bachetarzi)
Membre de la troupe arabe de l’Opéra d’Alger à sa création en 1947 sous la direction de Bachtarzi, aux côtés de nombreuses étoiles dont, Mohammed Touri, Djelloul Bachdjerrah, Réda Falaki et Mustapha Kateb, elle interrompt ses activités en 1956 avec la guerre d’indépendance. Elle est de retour sur scène avec la création, en 1963, du Théâtre national en compagnie de Mustapha Kateb, Mohamed Boudia, Abderrahmane Kaki, Allel el-Mouhib et Abdelkader Alloula. Jusqu’au tournant 90, elle aura joué dans quelque 70 pièces. Ses deux dernières apparitions remontent à 1991, date de la reprise, respectivement, de La Maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca dans une mise en scène de Allel el-Mouhib et d’El Bouaboune (Les Concierges) de Rouiched. 

Elle a également fait des incursions au cinéma où elle fut à l’affiche de la Septième porte d’André Swobada en 1946. Le film a été tourné à Fès au Maroc avec, dans les rôles principaux de Leila et Ali, d’une part, Maria Casarès et Georges Marchal pour la version française et, d’autre part, Keltoum et Bechir Gabsi pour la version arabe. Elle s’illustrera surtout dans une magnifique interprétation muette et dépouillée de mère courage dans le Vent des Aurès de Mohamed Lakhdar-Hamina en 1966.
Interrogé sur sa rencontre avec la comédienne, Mohamed Lakhdar-Hamina confiera que c’est sur recommandation d’André Swobada qu’il a rencontré et choisi Keltoum pour le Vent des Aurès. Elle jouera encore dans Hassan Terro (1968) et Décembre (1972) du même réalisateur, puis dans les Déracinés (Béni Hendel) de Lamine Merbah (1976), Hassan Taxi de Mohamed Slim-Riad (1982), Les Folles années du twist de Mahmoud Zemmouri (1986) ou encore Hassan Niya de Ghaouti Bendedouche (1989).


gure du théâtre et du cinéma en Algérie, qui aurait aussi enregistré cinq disques, Keltoum s’est vue consacrer un hommage en mars dernier à l’initiative de l’association Lumières. Malade, elle n’avait pu être présente à la cérémonie. Keltoum a été inhumée au cimetière d’El Alia.


vendredi 5 novembre 2010

leçons de vie


La vie n’est pas juste, mais elle est quand même bonne.

vendredi 29 octobre 2010

Voila quelques exemples de réponses lorsqu'un gars vous drague :

Lui: Je suis photographe, et je cherchais justement un visage comme le votre!
Elle: Je suis chirurgien esthétique et moi aussi, je cherchais justement un visage comme le votre !
Lui: Salut ! On n’est pas sorti ensemble déjà une fois, ou deux ?
Elle: C'est possible mais une fois alors, je ne fais jamais deux fois la même erreur.
Lui: M'accorderiez-vous le plaisir de cette danse ?
Elle: Non merci, j'aimerais avoir du plaisir aussi !
Lui: Comment avez-vous fait pour être si belle ?
Elle: On a dû me donner votre part !
Lui: Est-ce que vous sortiriez avec moi samedi prochain ?
Elle: Désolée, j'ai prévu d'avoir une migraine ce weekend !
Lui: Votre visage doit faire tourner quelques têtes !
Elle: Et le votre doit retourner quelques estomacs !
Lui: Allez, ne soyez pas timide, demandez-moi de sortir !
Elle: D'accord, veuillez sortir s'il vous plait !
Lui: Je crois que je pourrai vous rendre très heureuse
Elle: Pourquoi, vous partez ?
Lui: Que répondriez-vous si je vous demandais de m'épouser ?
Elle: Rien. Je ne peux pas rire et parler en même temps !
Lui: Puis-je avoir votre nom ?
Elle: Pourquoi, vous n'en avez pas ?
Lui: Ca vous dirait d'aller voir un film avec moi ?
Elle: Je l'ai déjà vu !
Lui: Croyez-vous que c'est le destin qui nous a fait nous rencontrer ?
Elle: Nan, juste de la simple malchance!
Lui: Est-ce que cette chaise est libre ?
Elle: Oui, et celle-là le sera aussi si vous vous asseyez
Lui: Eh quel est votre signe ?
Elle: " ne pas entrer "
Lui: Comment aimez-vous vos œufs le matin ?
Elle: Non fécondés
Lui: J'irai au bout du monde pour vous
Elle: Mais promettez-vous d'y rester ?
Lui: Si je vous voyais nue, je mourrais heureux
Elle: Si je vous voyais nu, je mourrais de rire
Lui: Où étiez-vous durant toute ma vie ?
Elle: Où je serai certainement pour le reste de vos jours: dans vos rêves
L'homme : "Je ne vous ai pas déjà vu quelque part ?
"La fille : "Oui, c'est pour ça que je n'y vais plus.
"L'homme : "Alors, si on allait chez moi ?
"La fille : "Je ne sais pas. Il y a deux places dans une poubelle ?
"L'homme : "On va chez toi ou on va chez moi ?
"La fille : "Les deux. Tu vas chez toi, et moi je vais chez moi.
"L'homme : "Je voudrais bien te rappeler. C'est quoi ton numéro ?
"La fille : "Il est dans l'annuaire.
"L'homme : "Mais je ne connais même pas ton nom !
"La fille : "Il est dans l'annuaire aussi.
"L'homme : "Alors, qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
"La fille : "Je suis travesti.
"L'homme : "Allez, on ne me la fait pas à moi : on est ici tous les deux dans cette boite pour la même raison.
"La fille : "Ouais! Pour se ramasser des gonzesses !
"L'homme : "Je veux me donner à toi.
"La fille : "Désolé, j'accepte pas les cadeaux de pacotille.
"L'homme : "J'irai au bout du monde pour toi.
"La fille : "Oui, mais est-ce que tu saurais y rester ?"

UN DÉFAUT DANS LA FEMME




Quand Dieu créa la femme, il en était déjà à son sixième jour de travail. Un ange apparut et lui demanda : « Pourquoi y mets-tu autant de temps ? »
Et le Seigneur répondit : « Tu as vu mon projet pour Elle ? »

« Elle doit être – complètement lavable, sans être en plastique, – avoir plus de 200 parties amovibles remplaçables, – pouvoir fonctionner avec un régime quelconque, – avoir un giron qui puisse accueillir quatre enfants en même temps,– avoir un baiser qui puisse soigner aussi bien un genou écorché qu’un cœur brisé.Et elle fera le tout avec seulement deux mains. »
L’ange s’émerveilla des qualités :
« Seulement deux mains ? Impossible !
Et c’est seulement le modèle de base ?
C’est trop de travail pour un jour…
Attends demain pour la terminer. »

Le Seigneur protesta : « Je ne le ferai pas. Je suis si près de terminer cette création que j’y mets tout mon cœur. Elle se soigne toute seule quand elle est malade et elle peut travailler 18 heures par jour. »
L’ange se rapprocha davantage et toucha la femme.
« Cependant tu l’as faite si délicate, Seigneur ! »
« Elle est délicate, » répondit Dieu, « mais je l’ai faite robuste aussi. Tu n’as pas idée de ce qu’elle est capable de supporter ou d’obtenir. »
L’ange demanda :
« Est-ce qu’elle sera capable de penser? »
Dieu répondit :
« Non seulement elle sera capable de penser mais aussi de discuter et d’exécuter. »

L’ange remarqua alors quelque chose et en allongeant la main il toucha la joue de la femme : « Seigneur, il semble que ce modèle ait une fuite. »
« Je t’avais dit que je cherchais à mettre en elle beaucoup de choses. Il n’y a aucune fuite... C’est une larme, » corrigea le Seigneur.
« À quoi servent les larmes ? » demanda l’ange.

Et Dieu dit :
« Les larmes sont sa manière d’exprimer sa joie, sa peine, sa désillusion, son amour, sa solitude, sa souffrance et son orgueil. »
Ceci impressionna beaucoup l’ange : « Tu es un génie, Seigneur. Tu as pensé à tout.
La femme est vraiment merveilleuse !”
« Hé oui ! Les femmes ont des énergies qui étonnent les hommes.
Elles affrontent les difficultés, règlent les problèmes graves, cependant elles ont bonheur, amour et joie. Elles sourient quand elles voudraient crier, elles chantent quand elle voudraient pleurer,
elles pleurent quand elles sont heureuses et elles rient quand elles sont nerveuses. »

Il y n’a pas doutes, dans la femme, il y a un défaut.
C’est qu’elle oublie combien elle vaut.
Merci Madame Hamida AGSOUS

samedi 23 octobre 2010

LE PONT


Voici l’histoire de deux frères qui s’aimaient beaucoup et vivaient en parfaite harmonie dans leur ferme…. Jusqu’au jour où….. Un conflit éclata entre eux.

Les deux frères vivaient du travail de leurs champs. Ils cultivaient ensemble et récoltaient ensemble. Ils avaient tout en commun.
Tout commença par un malheureux malentendu entre eux…. Mais peu à peu, le fossé se creusa jusqu’au jour où il y eut une vive discussion entre eux ….
Puis un silence douloureux qui dura plusieurs semaines

Un jour quelqu’un frappa à la porte de Louis, le frère aîné. C’était un homme à tout faire qui cherchait du travail…. Quelques réparations à faire ……

-“Oui, lui répondit-il, j’ai du travail pour toi.
Tu vois, de l’autre côté du ruisseau vit mon petit frère
Il y a quelques semaines il m’a offensé gravement et nos rapports se sont brisés. Je vais lui montrer que je peux aussi me venger.
Tu vois ces pierres à côté de ma maison? Je voudrais que tu en construises un mur de deux mètres de haut, car je ne veux plus le voir”.
L’homme répondit: “je crois que je comprends la situation”.
L’homme aida son visiteur à réunir tout le matériel de travail puis il partit en voyage le laissant seul pendant toute une semanie.

Quelques jours plus tard, lorsqu’il revint de la ville, l’homme à tout faire avait déjà terminé son travail.
Mais quelle surprise! Louis fut totalement bouleversé.
Au lieu d’un mur de deux mètres de haut, il avait plutôt construit un magnifique pont.
Précisément à ce moment, le petit frère sortit de sa maison et courut vers Louis en s’exclamant:
-“Tu es vraiment formidable! Construire un pont après ce que je t’ai fait! je suis fier de toi!

Pendant que les deux frères fêtaient leur réconciliation, l’homme a tout faire ramassa ses outils pour partir.
-“Non attends! Lui dirent-ils. Il y a ici du travail pour toi”. Mais il répondit:
“Je voudrais bien rester, mais j’ai encore d’autres ponts à construire!

Soyons des constructeurs de ponts entre les hommes et nous saurons les réconcilier!
Ne construisons jamais des murs de séparation
Soyons des hommes et femmes qui unissent et réconcilient.
Que Dieu vous bénisse!

Taj Mahal,

L'histoire du Taj Mahal en elle même a de quoi faire rêver même les moins romantiques d'entre nous!

Shah Jahan, Empereur de l'époque Moghol a épousé Mumtaz Mahal (la favorite du harem). Elle fut sa seule et unique épouse, chose extrêmement rare à l'époque.


L'amour que lui portait Shah Jahan selon la légende était tel que lorsqu'elle mourut (elle est morte en couche), les cheveux de Shah Jahan sont devenus blancs en une nuit. Alors pour son amour décédé, il a décidé de construire un mausolée de marbre blanc dans la capitale de l'époque : Agra.



La construction mis plus de 16 ans et les dates exactes varient selon les auteurs. Des bâtisseurs furent amenés de toute l'Inde et selon la légende, une fois la construction achevée, ils eurent les mains coupées afin d'éviter que la splendeur du Taj ne fut copiée.



Shah Jahan, toujours selon la légende aurait passé la fin de sa vie à regarder le Taj Mahal depuis le Fort Rouge d'Agra où son fils l'avait enfermé. Initialement, il avait prévu de faire construire en face du Taj Mahal un mausolée identique, mais en marbre noir. Son fils l'a emprisonné et il n'a pas eu le temps de construire l'autre mausolée.

A sa mort, il fut enterré auprès de Mumtaz-i-Mahal (le Taj Mahal contient à sa base les corps des deux époux. Les cénotaphes que l'on peut observer ne contiennent pas - par définition - les corps, puisque les deux époux étaient musulmans et que ces derniers doivent être mis en contact avec la terre elle-même !) et à jamais les deux époux reposent côte à côte.

La splendeur du Taj repose sur les inscrustations de pierres semi-précieuses qui composent sur ses murs les sourates du Coran. Mais elle repose aussi sur la teinte que prend le marbre selon l'heure de la journée et sur la magie qui se dégage de ce monument. Le Taj Mahal qui apparaît dans sa blancheur éternelle n'est qu'une illusion : de près, il est en effet incrusté de tellement de pierres que parfois on en oublie sa blancheur ! Le taj Mahal, pierre précieuse posée au milieu d'une ville industrielle et posée au milieu de magnifiques jardins.

Doux à l'oreille

Si ce mot on ne l'entend pas souvent
On s'en souvient pourtant, très longtemps
C'est un mot qui opère de la magie
Le seul dont on se rappelle toute notre vie
On peut souvent oublier qu'on a été un enfant
On oublie qu'un jour on était adolescent
Qu'a nos noces, le soleil n'a pas brillé
Qu'il avait même plu une grande partie de l'été
Mais ce mot-la on ne l'oublie jamais
Même que certains en ont fait leur secret
Aucun autre texte ne peut remplacer ce mot
Toute notre vie on l'entendra comme un écho
Il n'est pas courant dans notre vocabulaire

Et on ne le dit jamais a un adversaire
Quand on le prononce pour une première fois
On remarque des intonations dans notre voix
On devait pourtant le dire bien plus souvent
Car aucun mot ne peut faire plaisir autant
On ne le dit pas d'ailleurs quand on est fâché
C'est a la bonne humeur que ce mot est réservé
C'est un mot qui a un pouvoir extraordinaire
On le voit dans les premières pages du dictionnaire
Un poète l'utilise souvent dans ses poèmes
Et nous, on devrait le dire souvent... Je t'aime

Texte Claude Marcel Breault Fin de l'été 2009
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